Infrared Atmospheric Sounding Interferometer : „IASI” pour faire plus simple.

L’objet qui repond a ce doux sigle est un instrument de mesure meteorologique. Concu par le centre national d’etudes spatiales (Cnes) et embarque depuis 2006 sur un satellite europeen, il a revolutionne la prevision meteo ainsi que la surveillance de l’ozone et des gaz a effet de serre.

Depuis lundi, une replique grandeur nature de l’interferometre trone aux „Balcons du Lac”, un centre de vacances situe sur les hauteurs d’Annecy.

150 scientifiques -meteorologues, chimistes, specialistes des traitements de donnees- venus du monde entier, sont reunis la pour echanger, en anglais „of course”, sur les performances et les resultats de IASI. Quatre journees de cogitation scientifique intensive, avec au programme plus de 50 conferences.

Mais a quoi l’instrument sert-il exactement ? « Principalement a etablir des profils de temperatures et d’humidite, avec une precision d’1 degre et de 10 % », detaille Thierry Phulpin, ingenieur au Cnes et organisateur de la conference.

IASI cartographie aussi l’ozone et repere les gaz qui nous enveloppent, avec des applications tres concretes : la detection des eruptions volcaniques, par exemple, est utilisee par l’aviation civile, car le soufre qui emane des volcans est dangereux pour les avions en vol.

« Parmi les resultats que nous avons obtenus, certains etaient totalement inattendus », souligne l’ingenieur. Comme la detection d’ammoniaque dans les regions de fort epandage agricole, par exemple la plaine du Po en Italie.

Outre la prevision meteo, IASI contribue donc au suivi de la qualite de l’air et du rechauffement climatique. « Son potentiel est tel qu’on est loin d’avoir exploite ses possibilites », resume Thierry Phulpin.

Les chercheurs preparent la suite : car IASI, qui a necessite pres de 20 annees de recherche et 200 millions d’euros d’investissement (cofinances par le Cnes et par l’organisation europeenne Eumetsat), est un programme qui doit se derouler sur 15 ans.

En 2012 puis en 2018, de nouveaux instruments ameliores prendront la suite de celui qui gravite aujourd’hui a 800 km au-dessus de nos tetes.

IASI est embarque a bord du satellite europeen polaire MetOp (meteorological operational), qui evolue a 820 km d’altitude environ et qui comprend une dizaine d’instruments embarques. Deux fois par jour, IASI observe la totalite de l’atmosphere dont il decompose la lumiere infrarouge avec une precision superieure a tous les autres instruments de mesure existants. Il se compose d’un dispositif optique et de processeurs qui permettent de compresser et d’envoyer des donnees de volume tres important (environ 20 gigaoctets par jour).

Les commentaires postes entre 23H59 et 7H seront visibles dans la matinee.

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150 scientifiques planchent sur un instrument revolutionnaire

Infrared Atmospheric Sounding Interferometer : „IASI” pour faire plus simple.

L’objet qui repond a ce doux sigle est un instrument de mesure meteorologique. Concu par le centre national d’etudes spatiales (Cnes) et embarque depuis 2006 sur un satellite europeen, il a revolutionne la prevision meteo ainsi que la surveillance de l’ozone et des gaz a effet de serre.

Depuis lundi, une replique grandeur nature de l’interferometre trone aux „Balcons du Lac”, un centre de vacances situe sur les hauteurs d’Annecy.

150 scientifiques -meteorologues, chimistes, specialistes des traitements de donnees- venus du monde entier, sont reunis la pour echanger, en anglais „of course”, sur les performances et les resultats de IASI. Quatre journees de cogitation scientifique intensive, avec au programme plus de 50 conferences.

Mais a quoi l’instrument sert-il exactement ? « Principalement a etablir des profils de temperatures et d’humidite, avec une precision d’1 degre et de 10 % », detaille Thierry Phulpin, ingenieur au Cnes et organisateur de la conference.

IASI cartographie aussi l’ozone et repere les gaz qui nous enveloppent, avec des applications tres concretes : la detection des eruptions volcaniques, par exemple, est utilisee par l’aviation civile, car le soufre qui emane des volcans est dangereux pour les avions en vol.

« Parmi les resultats que nous avons obtenus, certains etaient totalement inattendus », souligne l’ingenieur. Comme la detection d’ammoniaque dans les regions de fort epandage agricole, par exemple la plaine du Po en Italie.

Outre la prevision meteo, IASI contribue donc au suivi de la qualite de l’air et du rechauffement climatique. « Son potentiel est tel qu’on est loin d’avoir exploite ses possibilites », resume Thierry Phulpin.

Les chercheurs preparent la suite : car IASI, qui a necessite pres de 20 annees de recherche et 200 millions d’euros d’investissement (cofinances par le Cnes et par l’organisation europeenne Eumetsat), est un programme qui doit se derouler sur 15 ans.

En 2012 puis en 2018, de nouveaux instruments ameliores prendront la suite de celui qui gravite aujourd’hui a 800 km au-dessus de nos tetes.

IASI est embarque a bord du satellite europeen polaire MetOp (meteorological operational), qui evolue a 820 km d’altitude environ et qui comprend une dizaine d’instruments embarques. Deux fois par jour, IASI observe la totalite de l’atmosphere dont il decompose la lumiere infrarouge avec une precision superieure a tous les autres instruments de mesure existants. Il se compose d’un dispositif optique et de processeurs qui permettent de compresser et d’envoyer des donnees de volume tres important (environ 20 gigaoctets par jour).

Les commentaires postes entre 23H59 et 7H seront visibles dans la matinee.

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Postat de pe data de 31 dec., 2009 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 54 ori.

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