La Roumanie a accepte de deployer sur son sol des elements du bouclier antimissile que l’administration americaine s’efforce de mettre en place en Europe pour contrer la menace iranienne. Cette decision a ete annoncee, jeudi 4 fevrier a Bucarest.
„La Roumanie a ete invitee officiellement par le president americain, Barack Obama, a participer au systeme de defense antimissile, a declare le president roumainTraian Basescu, apres une reunion du Conseil supreme de defense, ajoutant, Nous allons accueillir sur notre sol des intercepteurs terrestres de missiles balistiques de moyenne portee qui devraient devenir operationnels en 2015.”
Selon le porte-parole du departement d’Etat americain a Washington, Philip Crowley, il s’agit de proteger les troupes americaines deployees dans la region et les pays de l’OTAN contre „les menaces actuelles et emergentes de missiles balistiques en provenance de l’Iran”.
La participation de la Roumanie a ete negociee lors de la visite a Bucarest du vice-president americain Joseph Biden en octobre 2009. Cette participation s’inscrit dans le nouveau programme de defense antimissile annonce au mois de septembre par le president Barack Obama.
Vote du Parlement
Le projet de „bouclier”precedent, lance par le president George Bush et denonce par la Russie, prevoyait l’installation de 10 intercepteurs en Pologne et celle d’un radar en Republique tcheque.
L’administration Obama avait estime que ce projet ne correspondait pas a l’etat de la menace, les Iraniens etant, selon elle, beaucoupplus concentres sur le developpement de capacites de courte et de moyenne portee que de missiles a longue portee. L’equipe Obama avait opte pour des intercepteurs plus petits (Standard Missile 3), l’un dans le nord, l’autre dans le sud de l’Europe.
Dans un premier temps, le systeme sera deploye a bord de navires de guerre croisant pres du continent europeen avant que soient installes plus tard les intercepteurs.
Le projet devra etre valide par le Parlement roumain, ou la coalition du president Traian Basescu a la majorite. L’opposition se montre reticente, mais les observateurs estiment que president a toutes les chances de mener a bien son plan de partenariat avec les Etats-Unis.
Rassurer Moscou
Aussi bien le president roumain que les responsables americains ont souligne que le projet n’etait „pas dirige contre la Russie”, a dit M. Basescu. Mais Moscou a manifeste sa desapprobation. „Il s’agit d’une question tres serieuse que nous souleverons lors de nos contacts avec nos partenaires americains et europeens”, a reagi le ministere des affaires etrangeres.
Les relations roumano-russes restent tendues depuis la chute du regime communiste en Roumanie il y a vingt ans. Les experts americains font cependant remarquer que le site roumain est plus eloigne de la frontiere russe que le site polonais et que le dispositif ne pourra pas detruire un missile russe qui serait lance vers les Etats-Unis.
Les Americains esperent toujours une participation russe. „Nous avons des interets semblables a ceux de la Russie dans nombre de domaines. D’ou notre desir de poursuivre ensemble la defense antimissile, disait Philip Gordon, le secretaire d’Etat adjoint a l’Europe, la semaine derniere. Il faut depasser l’idee que si c’est bon pour l’OTAN ou les Etats-Unis, c’est mauvais pour la Russie.”
Mirel Bran et Corine Lesnes
Article paru dans l’edition du 09.02.10

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Bucarest s’associe au bouclier antimissile americain

La Roumanie a accepte de deployer sur son sol des elements du bouclier antimissile que l’administration americaine s’efforce de mettre en place en Europe pour contrer la menace iranienne. Cette decision a ete annoncee, jeudi 4 fevrier a Bucarest.
„La Roumanie a ete invitee officiellement par le president americain, Barack Obama, a participer au systeme de defense antimissile, a declare le president roumainTraian Basescu, apres une reunion du Conseil supreme de defense, ajoutant, Nous allons accueillir sur notre sol des intercepteurs terrestres de missiles balistiques de moyenne portee qui devraient devenir operationnels en 2015.”
Selon le porte-parole du departement d’Etat americain a Washington, Philip Crowley, il s’agit de proteger les troupes americaines deployees dans la region et les pays de l’OTAN contre „les menaces actuelles et emergentes de missiles balistiques en provenance de l’Iran”.
La participation de la Roumanie a ete negociee lors de la visite a Bucarest du vice-president americain Joseph Biden en octobre 2009. Cette participation s’inscrit dans le nouveau programme de defense antimissile annonce au mois de septembre par le president Barack Obama.
Vote du Parlement
Le projet de „bouclier”precedent, lance par le president George Bush et denonce par la Russie, prevoyait l’installation de 10 intercepteurs en Pologne et celle d’un radar en Republique tcheque.
L’administration Obama avait estime que ce projet ne correspondait pas a l’etat de la menace, les Iraniens etant, selon elle, beaucoupplus concentres sur le developpement de capacites de courte et de moyenne portee que de missiles a longue portee. L’equipe Obama avait opte pour des intercepteurs plus petits (Standard Missile 3), l’un dans le nord, l’autre dans le sud de l’Europe.
Dans un premier temps, le systeme sera deploye a bord de navires de guerre croisant pres du continent europeen avant que soient installes plus tard les intercepteurs.
Le projet devra etre valide par le Parlement roumain, ou la coalition du president Traian Basescu a la majorite. L’opposition se montre reticente, mais les observateurs estiment que president a toutes les chances de mener a bien son plan de partenariat avec les Etats-Unis.
Rassurer Moscou
Aussi bien le president roumain que les responsables americains ont souligne que le projet n’etait „pas dirige contre la Russie”, a dit M. Basescu. Mais Moscou a manifeste sa desapprobation. „Il s’agit d’une question tres serieuse que nous souleverons lors de nos contacts avec nos partenaires americains et europeens”, a reagi le ministere des affaires etrangeres.
Les relations roumano-russes restent tendues depuis la chute du regime communiste en Roumanie il y a vingt ans. Les experts americains font cependant remarquer que le site roumain est plus eloigne de la frontiere russe que le site polonais et que le dispositif ne pourra pas detruire un missile russe qui serait lance vers les Etats-Unis.
Les Americains esperent toujours une participation russe. „Nous avons des interets semblables a ceux de la Russie dans nombre de domaines. D’ou notre desir de poursuivre ensemble la defense antimissile, disait Philip Gordon, le secretaire d’Etat adjoint a l’Europe, la semaine derniere. Il faut depasser l’idee que si c’est bon pour l’OTAN ou les Etats-Unis, c’est mauvais pour la Russie.”
Mirel Bran et Corine Lesnes
Article paru dans l’edition du 09.02.10

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Postat de pe data de 31 ian., 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 76 ori.

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