En acceptant de participer au projet de bouclier antimissile americain, la Roumanie modernisera du meme coup son arsenal de defense.
Le Conseil supreme de defense du pays (CSAT) a accepte, le 4 fevrier, l’invitation lancee par Barack Obama a „participer au developpement du systeme de defense antimissile americain”, informe le quotidien Jurnalul National. Concretement, a partir de 2015, des „capacites terrestres d’interception de missiles” – autrement dit, des missiles antimissiles – seront installees sur le territoire roumain. Ce nouveau plan de l’administration Obama – mis sur pied apres l’abandon, en septembre 2009, du projet de bouclier concocte par l’equipe Bush, avec des installations en Pologne et en Republique tcheque – est recevable, selon la presse roumaine, car les missiles seront loin de l’enclave russe de Kaliningrad. De plus, informe Romania Libera, „les representants americains ont aussi propose a Moscou de rejoindre le plan global antimissile, afin de parer a d’eventuelles menaces provenant d’Iran et de Coree du Nord”. Les risques lies au projet (objections des Russes et possibilite que la Roumanie devienne une cible), enumeres par Jurnalul National, „sont faibles au regard des avantages, nettement superieurs”, affirme le Premier ministre roumain Emil Boc, cite par le quotidien. Car l’Etat roumain non seulement se dote ainsi d’une meilleure capacite de defense et d’un niveau de securite superieur, mais „il comble aussi un besoin operationnel du pays”.
Le quotidien rappelle que „l’espace aerien roumain est protege par des missiles russes Volkov, qui datent de 1964”, et que „l’un des programmes majeurs roumains en matiere de defense est l’installation d’un systeme de missiles sol-air”. Le cout de l’operation etant estime a 2,6 milliards d’euros, „la solution americaine semble nous epargner cette depense demesuree”. „D’ailleurs”, poursuit Jurnalul National, „on peut considerer que les risques de represailles [russes] existent depuis que la Roumanie accueille des bases et des terrains d’entrainement americains [c’est le cas depuis l’entree du pays dans l’OTAN].” De ce point de vue, conquit le quotidien bucarestois, „la seance du CSAT, convoquee de facon intempestive par le president roumain Traian Basescu afin d’approuver le jour meme, 4 fevrier, la proposition americaine, constitue un nouveau pas. Le CSAT a en effet deja passe commande, dans le cadre du partenariat strategique signe avec la France en fevrier 2008, d’un systeme de bouclier comprenant des missiles a courte et moyenne portee, pour un montant de 400 millions d’euros.” La visite de Nicolas Sarkozy a Bucarest, en mars prochain, devrait permettre d’avancer les discussions entamees dans ce sens.

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ROUMANIE • Sous le bouclier franco-americain

En acceptant de participer au projet de bouclier antimissile americain, la Roumanie modernisera du meme coup son arsenal de defense.
Le Conseil supreme de defense du pays (CSAT) a accepte, le 4 fevrier, l’invitation lancee par Barack Obama a „participer au developpement du systeme de defense antimissile americain”, informe le quotidien Jurnalul National. Concretement, a partir de 2015, des „capacites terrestres d’interception de missiles” – autrement dit, des missiles antimissiles – seront installees sur le territoire roumain. Ce nouveau plan de l’administration Obama – mis sur pied apres l’abandon, en septembre 2009, du projet de bouclier concocte par l’equipe Bush, avec des installations en Pologne et en Republique tcheque – est recevable, selon la presse roumaine, car les missiles seront loin de l’enclave russe de Kaliningrad. De plus, informe Romania Libera, „les representants americains ont aussi propose a Moscou de rejoindre le plan global antimissile, afin de parer a d’eventuelles menaces provenant d’Iran et de Coree du Nord”. Les risques lies au projet (objections des Russes et possibilite que la Roumanie devienne une cible), enumeres par Jurnalul National, „sont faibles au regard des avantages, nettement superieurs”, affirme le Premier ministre roumain Emil Boc, cite par le quotidien. Car l’Etat roumain non seulement se dote ainsi d’une meilleure capacite de defense et d’un niveau de securite superieur, mais „il comble aussi un besoin operationnel du pays”.
Le quotidien rappelle que „l’espace aerien roumain est protege par des missiles russes Volkov, qui datent de 1964”, et que „l’un des programmes majeurs roumains en matiere de defense est l’installation d’un systeme de missiles sol-air”. Le cout de l’operation etant estime a 2,6 milliards d’euros, „la solution americaine semble nous epargner cette depense demesuree”. „D’ailleurs”, poursuit Jurnalul National, „on peut considerer que les risques de represailles [russes] existent depuis que la Roumanie accueille des bases et des terrains d’entrainement americains [c’est le cas depuis l’entree du pays dans l’OTAN].” De ce point de vue, conquit le quotidien bucarestois, „la seance du CSAT, convoquee de facon intempestive par le president roumain Traian Basescu afin d’approuver le jour meme, 4 fevrier, la proposition americaine, constitue un nouveau pas. Le CSAT a en effet deja passe commande, dans le cadre du partenariat strategique signe avec la France en fevrier 2008, d’un systeme de bouclier comprenant des missiles a courte et moyenne portee, pour un montant de 400 millions d’euros.” La visite de Nicolas Sarkozy a Bucarest, en mars prochain, devrait permettre d’avancer les discussions entamees dans ce sens.

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Postat de pe data de 31 ian., 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 91 ori.

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