Une vue sur le centre de la rive gauche d’Astana, qui n’existait pas il y a douze ans.

Decouvrez la nouvelle capitale du Khazakhstan, Astana, laboratoire architectural et identitaire pour le regime autocratique de Noursoultan Nazarbaiev, grand concepteur de la ville, que certains comparent a une Brasilia ou a une Dubai des steppes.

« Khan Shatyr sera comme l’Opera de Sydney ou la Tour Eiffel pour Paris. Ce sera la vitrine du Kazakhstan dans le monde. » Aytekin Gultekin, patron de Sembol, la societe turque a laquelle le President Nazarbaiev a confie la construction de l’edifice, sait que ce chantier revet une importance toute particuliere pour le chef de l’Etat kazakh. La construction de la nouvelle capitale de l’ex republique sovietique d’Asie centrale est sa grande œuvre.

Khan Shatyr est le dernier projet phare d’Astana. Il est l’œuvre du celebre architecte britannique Norman Foster. Un edifice hors du commun sense faire entrer l’ex republique sovietique dans l’imaginaire mondial moderne. Regis Gente/RFI

La « tente du Khan » abritera a partir de cet ete un gigantesque centre commercial, comprenant 200 magasins, une plage, une piste de jogging, des aires de loisir, le tout maintenu a + 24°C… defiant les – 40°C des hivers et les + 40°C des etes kazakhs. Regis Gente/RFI

Une vue sur le centre de la rive gauche d’Astana, qui n’existait pas il y a douze ans. Au-dela de Khan Shatyr, au fond, on apercoit l’immense steppe. Astana a souvent ete baptisee la « Dubai des steppes ». Regis Gente/RFI

Au centre, avec le dome bleu, Akorda, le palais presidentiel. Le chef de l’Etat kazakh, l’autoritaire Noursoultan Nazarbaiev, est le grand concepteur de la nouvelle capitale. Derriere Akorda, se trouve la « Pyramide de la Paix » de Norman Foster. Regis Gente/RFI

Jour de visite presidentielle (Traian Basescu, Roumanie) a Akorda. Sous les ors de la jeune republique kazakhe… Regis Gente/RFI

Modernite et passe sovietique… Les « bouleaux », trois tous rappelant l’arbre de la steppe kazakhe… Devant, hommage a l’armee nationale dans un style tout sovietique. Regis Gente/RFI

Le « Triomphe d’Astana », replique des celebres « Visotki » de Moscou, archetypes de l’architecture stalinienne. La licence du concept de ces edifices a ete offert par le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a la ville d’Astana, devenue capitale. Regis Gente/RFI

La tour Bayterek. En fin de semaine, les maries viennent se faire photographier dans le globe, posant ensemble leurs mains gantees dans l’empreinte de la main du President Nazarbaiev moulee dans un bloc en or massif. Regis Gente/RFI

Amanjol Chikanaiev, expert au GenPlan. Le Plan general a ete concu en 2000 par l’architecte japonais Kisha Kurakava. Derriere M. Chikanaiev, la maquette de la nouvelle capitale kazakhe telle qu’elle doit etre d’ici 2030. Regis Gente/RFI

Le siege de Nour Otan (le Soleil de la Patrie), le parti au pouvoir… qui jouit de 100% des sieges au Majilis, la chambre basse du parlement. Regis Gente/RFI

Une salle de concert, œuvre de l’architecte italien Manfredi Nicoletti. Regis Gente/RFI

Un grand centre commercial chinois, avec magasins de luxes, hotel et restaurant panoramique tournant. L’edifice illustre a sa facon l’eclectisme voulu d’Astana, l’ideologie « eurasiste » etant la pierre angulaire du discours officiel des autorites. Regis Gente/RFI

Le siege de Temir Zholy, les chemins de fer du Kazakhstan. Regis Gente/RFI

Le ministere des transports et des telecommunications. Les Astaniens l’ont vite baptise avec humour le « briquet. » La nouvelle capitale kazakhe se veut futuriste autant que faire se peut. Regis Gente/RFI

Le siege de KazMounaiGaz, la societe nationale petroliere kazakhe. Le Kazakhstan devrait entrer d’ici quelques annees au nombre des dix premier producteurs de petrole du monde. Regis Gente/RFI

En 1997, Noursoultan Nazarbaiev decidait de changer de capitale, pour des raisons geopolitiques, soucieux qu’il etait alors de mieux occuper symboliquement l’immense espace de son pays, grand comme cinq fois la France. Khan Shatyr, une sorte de tente (Khan) de 150 m de haut, a la toile transparente, est a la fois resolument moderne et une reference a l’identite nomade kazakhe. Le celebre architecte londonien Norman Foster a su concilier ces deux exigences du Kazakhstan d’aujourd’hui, en quete d’identite propre autant que de reconnaissance sur la scene mondiale.

Ainsi, la nouvelle capitale se veut eclectique. L’ideologie officielle de la jeune republique l’exige. Pour donner corps a ses projets politiques et economiques, prendre sa place dans la geopolitique nee de la chute de l’URSS, mais aussi pour mieux « tenir » les 16 millions de Kazakhstanais, mosaique de peuples heritee des sombres heures de l’histoire du siecle passe, le pouvoir kazakh a repris a son compte l’ideologie eurasiste, empruntee aux elites turciques de l’ancien espace sovietique. Le Kazakhstan, « pont entre l’Europe et l’Asie », aurait herite du meilleur de ces deux mondes et serait de ce fait comme naturellement tolerant. En pratique, ce discours est bien pratique pour remettre a demain l’avenement de la democratie.

Les meilleurs architectes du monde sont invites a inventer les immeubles du futur au cœur de la nouvelle Dubai, ou Brasilia, des steppes. Les realisations sont de valeur inegale. Cet eclectisme est aussi le reflet du systeme politique existant. Ainsi, le liberalisme encadre du pays se reflete dans les constructions. « La mosquee a des minarets hauts et effiles. Ce n’est pas le style kazakh. Mais elle a ete offerte par l’emir du Qatar. Le pouvoir a accepte les desiderata architecturaux du donateur », explique la philosophe Koulchat Medeouova.

Read the article on Radio France Internationale

Astana, une capitale futuriste au coeur des steppes kazakhes

Une vue sur le centre de la rive gauche d’Astana, qui n’existait pas il y a douze ans.

Decouvrez la nouvelle capitale du Khazakhstan, Astana, laboratoire architectural et identitaire pour le regime autocratique de Noursoultan Nazarbaiev, grand concepteur de la ville, que certains comparent a une Brasilia ou a une Dubai des steppes.

« Khan Shatyr sera comme l’Opera de Sydney ou la Tour Eiffel pour Paris. Ce sera la vitrine du Kazakhstan dans le monde. » Aytekin Gultekin, patron de Sembol, la societe turque a laquelle le President Nazarbaiev a confie la construction de l’edifice, sait que ce chantier revet une importance toute particuliere pour le chef de l’Etat kazakh. La construction de la nouvelle capitale de l’ex republique sovietique d’Asie centrale est sa grande œuvre.

Khan Shatyr est le dernier projet phare d’Astana. Il est l’œuvre du celebre architecte britannique Norman Foster. Un edifice hors du commun sense faire entrer l’ex republique sovietique dans l’imaginaire mondial moderne. Regis Gente/RFI

La « tente du Khan » abritera a partir de cet ete un gigantesque centre commercial, comprenant 200 magasins, une plage, une piste de jogging, des aires de loisir, le tout maintenu a + 24°C… defiant les – 40°C des hivers et les + 40°C des etes kazakhs. Regis Gente/RFI

Une vue sur le centre de la rive gauche d’Astana, qui n’existait pas il y a douze ans. Au-dela de Khan Shatyr, au fond, on apercoit l’immense steppe. Astana a souvent ete baptisee la « Dubai des steppes ». Regis Gente/RFI

Au centre, avec le dome bleu, Akorda, le palais presidentiel. Le chef de l’Etat kazakh, l’autoritaire Noursoultan Nazarbaiev, est le grand concepteur de la nouvelle capitale. Derriere Akorda, se trouve la « Pyramide de la Paix » de Norman Foster. Regis Gente/RFI

Jour de visite presidentielle (Traian Basescu, Roumanie) a Akorda. Sous les ors de la jeune republique kazakhe… Regis Gente/RFI

Modernite et passe sovietique… Les « bouleaux », trois tous rappelant l’arbre de la steppe kazakhe… Devant, hommage a l’armee nationale dans un style tout sovietique. Regis Gente/RFI

Le « Triomphe d’Astana », replique des celebres « Visotki » de Moscou, archetypes de l’architecture stalinienne. La licence du concept de ces edifices a ete offert par le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a la ville d’Astana, devenue capitale. Regis Gente/RFI

La tour Bayterek. En fin de semaine, les maries viennent se faire photographier dans le globe, posant ensemble leurs mains gantees dans l’empreinte de la main du President Nazarbaiev moulee dans un bloc en or massif. Regis Gente/RFI

Amanjol Chikanaiev, expert au GenPlan. Le Plan general a ete concu en 2000 par l’architecte japonais Kisha Kurakava. Derriere M. Chikanaiev, la maquette de la nouvelle capitale kazakhe telle qu’elle doit etre d’ici 2030. Regis Gente/RFI

Le siege de Nour Otan (le Soleil de la Patrie), le parti au pouvoir… qui jouit de 100% des sieges au Majilis, la chambre basse du parlement. Regis Gente/RFI

Une salle de concert, œuvre de l’architecte italien Manfredi Nicoletti. Regis Gente/RFI

Un grand centre commercial chinois, avec magasins de luxes, hotel et restaurant panoramique tournant. L’edifice illustre a sa facon l’eclectisme voulu d’Astana, l’ideologie « eurasiste » etant la pierre angulaire du discours officiel des autorites. Regis Gente/RFI

Le siege de Temir Zholy, les chemins de fer du Kazakhstan. Regis Gente/RFI

Le ministere des transports et des telecommunications. Les Astaniens l’ont vite baptise avec humour le « briquet. » La nouvelle capitale kazakhe se veut futuriste autant que faire se peut. Regis Gente/RFI

Le siege de KazMounaiGaz, la societe nationale petroliere kazakhe. Le Kazakhstan devrait entrer d’ici quelques annees au nombre des dix premier producteurs de petrole du monde. Regis Gente/RFI

En 1997, Noursoultan Nazarbaiev decidait de changer de capitale, pour des raisons geopolitiques, soucieux qu’il etait alors de mieux occuper symboliquement l’immense espace de son pays, grand comme cinq fois la France. Khan Shatyr, une sorte de tente (Khan) de 150 m de haut, a la toile transparente, est a la fois resolument moderne et une reference a l’identite nomade kazakhe. Le celebre architecte londonien Norman Foster a su concilier ces deux exigences du Kazakhstan d’aujourd’hui, en quete d’identite propre autant que de reconnaissance sur la scene mondiale.

Ainsi, la nouvelle capitale se veut eclectique. L’ideologie officielle de la jeune republique l’exige. Pour donner corps a ses projets politiques et economiques, prendre sa place dans la geopolitique nee de la chute de l’URSS, mais aussi pour mieux « tenir » les 16 millions de Kazakhstanais, mosaique de peuples heritee des sombres heures de l’histoire du siecle passe, le pouvoir kazakh a repris a son compte l’ideologie eurasiste, empruntee aux elites turciques de l’ancien espace sovietique. Le Kazakhstan, « pont entre l’Europe et l’Asie », aurait herite du meilleur de ces deux mondes et serait de ce fait comme naturellement tolerant. En pratique, ce discours est bien pratique pour remettre a demain l’avenement de la democratie.

Les meilleurs architectes du monde sont invites a inventer les immeubles du futur au cœur de la nouvelle Dubai, ou Brasilia, des steppes. Les realisations sont de valeur inegale. Cet eclectisme est aussi le reflet du systeme politique existant. Ainsi, le liberalisme encadre du pays se reflete dans les constructions. « La mosquee a des minarets hauts et effiles. Ce n’est pas le style kazakh. Mais elle a ete offerte par l’emir du Qatar. Le pouvoir a accepte les desiderata architecturaux du donateur », explique la philosophe Koulchat Medeouova.

Read the article on Radio France Internationale

Postat de pe data de 28 feb., 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 160 ori.

Publica un raspuns