Ainsi, Alain Minc estime, a partir du cas de son pere age de 102 ans pour lequel l’ Assurance-Maladie aurait depense, d’apres lui, trop d’argent en l’hospitalisant quinze jours dans un service de pointe, que les soins des personnes « tres agees » devraient etre a leur charge ou a celle de leurs heritiers, et souhaite que le Parti Socialiste inscrive cette proposition si genereuse dans son programme (curieusement, il n’a pas fait cette suggestion a Sarkozy, dont il est pourtant le conseiller).
Passons sur le fait que M. Minc pere a du cotiser a la Securite Sociale pendant 65 ans, ce qui lui donne peut-etre quelques droits ; a l’evidence, Alain Minc ignore ce qu’est la solidarite (bon, ce n’est pas un scoop).
Mais il met la le doigt dans un engrenage bien connu et tres dangereux.
Tous les systemes de soins socialises, devant financer une demande potentiellement infinie avec des sommes qui ne peuvent pas etre illimitees, doivent obligatoirement decider de ce qu’ils prendront en charge, et de ce qu’ils laisseront a la charge du malade ; probleme qui ne se pose pas dans les systemes non socialises, pour lesquels c’est l’argent qui opere cette selection : chacun se soigne en fonction de ses moyens.
Dans les societes civilisees, ce choix s’opere en fonction de criteres d’utilite et d’efficacite medicales, et de gravite des maladies. Mais il y a toujours un risque de glisser de la problematique : « decider CE qu’il faut financer ou pas » (les maladies) a celle de «decider CEUX qu’il faut financer ou pas » (les malades).
Pourquoi Alain Minc propose-t-il d’exclure du financement collectif les gens « tres » ( ?) ages ? Parce qu’economiquement, ils sont socialement inutiles et improductifs, ou en tous cas moins utiles et productifs que les autres.
Une fois le processus enclenche, et dans l’impossibilite de fixer artificiellement un seuil definissant les personnes « tres agees », on voit bien quelle sera, logiquement, l’etape suivante : ne plus prendre en charge l’ensemble des retraites, economiquement moins utiles que les actifs ; etape franchie en Roumanie, du temps de Ceaucescu, ou les retraites n’avaient plus le droit d’ etre hospitalises.

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Assurance maladie : la solidarite est vitale

Ainsi, Alain Minc estime, a partir du cas de son pere age de 102 ans pour lequel l’ Assurance-Maladie aurait depense, d’apres lui, trop d’argent en l’hospitalisant quinze jours dans un service de pointe, que les soins des personnes « tres agees » devraient etre a leur charge ou a celle de leurs heritiers, et souhaite que le Parti Socialiste inscrive cette proposition si genereuse dans son programme (curieusement, il n’a pas fait cette suggestion a Sarkozy, dont il est pourtant le conseiller).
Passons sur le fait que M. Minc pere a du cotiser a la Securite Sociale pendant 65 ans, ce qui lui donne peut-etre quelques droits ; a l’evidence, Alain Minc ignore ce qu’est la solidarite (bon, ce n’est pas un scoop).
Mais il met la le doigt dans un engrenage bien connu et tres dangereux.
Tous les systemes de soins socialises, devant financer une demande potentiellement infinie avec des sommes qui ne peuvent pas etre illimitees, doivent obligatoirement decider de ce qu’ils prendront en charge, et de ce qu’ils laisseront a la charge du malade ; probleme qui ne se pose pas dans les systemes non socialises, pour lesquels c’est l’argent qui opere cette selection : chacun se soigne en fonction de ses moyens.
Dans les societes civilisees, ce choix s’opere en fonction de criteres d’utilite et d’efficacite medicales, et de gravite des maladies. Mais il y a toujours un risque de glisser de la problematique : « decider CE qu’il faut financer ou pas » (les maladies) a celle de «decider CEUX qu’il faut financer ou pas » (les malades).
Pourquoi Alain Minc propose-t-il d’exclure du financement collectif les gens « tres » ( ?) ages ? Parce qu’economiquement, ils sont socialement inutiles et improductifs, ou en tous cas moins utiles et productifs que les autres.
Une fois le processus enclenche, et dans l’impossibilite de fixer artificiellement un seuil definissant les personnes « tres agees », on voit bien quelle sera, logiquement, l’etape suivante : ne plus prendre en charge l’ensemble des retraites, economiquement moins utiles que les actifs ; etape franchie en Roumanie, du temps de Ceaucescu, ou les retraites n’avaient plus le droit d’ etre hospitalises.

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Postat de pe data de 17 mai, 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 137 ori.

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