BRUXELLES – L’Estonie devrait devenir le 1er janvier prochain le 17e membre d’une zone euro aujourd’hui en pleine crise, qui ne devrait ensuite plus s’elargir avant 2014 au plus tot.
En depit des doutes exprimes par la Banque centrale europeenne (BCE), la Commission de Bruxelles a juge que l’Estonie, ex-republique sovietique peuplee de 1,4 million d’habitants, etait apte a adopter l’euro, et donc a bruler la politesse a des pays bien plus importants, comme la Republique tcheque, la Hongrie ou la Pologne.
„L’Estonie a atteint un degre eleve de convergence economique et est prete a adopter l’euro au 1er janvier 2011”, a declare Olli Rehn, le commissaire aux Affaires economiques et monetaires de l’Union europeenne (UE).
La BCE, dont l’avis n’est pas contraignant, a exprime de son cote des doutes sur la capacite de Tallinn a assurer durablement la convergence de son economie, notamment en matiere d’inflation.
La decision favorable des autorites europeennes est d’autant plus spectaculaire que l’Estonie a ete l’un des pays europeens les plus durement frappes par la crise l’an dernier, avec une chute de 14% de l’activite economique, a laquelle elle a reagi en sabrant dans ses depenses et en puisant dans ses reserves pour limiter son deficit budgetaire.
Les autorites locales ont immediatement affiche leur satisfaction apres l’annonce de la decision de la Commission.
Interroge par Reuters Insider Television, le ministre des Finances, Jurgen Ligi, a reconnu que le jugement de la BCE avait ete moins severe que certains ne le craignaient.
„Je crois qu’il serait completement illogique de ne pas recompenser le respect des regles alors que la violation des regles est un probleme majeur pour la zone euro”, a-t-il ajoute.
LA ZONE EURO RESTE DISPOSEE A S’ELARGIR
Le gouvernement estonien est en effet parvenu a contenir le deficit budgetaire a 1,7% du PIB en 2009, l’une des meilleures performances de l’Union, alors que de grands Etats membres de la zone euro affichaient des deficits a deux chiffres.
Quand a la dette publique, elle n’a pas depasse 7,2% du PIB.
Si, ce qui est probable, Tallinn obtient l’accord definitif des ministres des Finances de l’UE, l’Estonie deviendra le cinquieme des Etats ayant rejoints l’UE en 2004 a adopter la monnaie unique, apres la Slovenie en 2007, Chypre et Malte en 2008 et la Slovaquie en 2009.
L’executif europeen a en revanche estime que les autres candidats, parmi lesquels figurent la Bulgarie, la Republique Tcheque, la Lituanie, la Lettonie, la Hongrie, la Pologne, ou la Roumanie, n’etaient pas prets a integrer la zone euro, en raison du niveau excessif de leurs taux d’inflation et de leurs deficits.
Pour autant, le feu vert de la Commission est considere comme un encouragement par certains de ces pays.
„La decision de la CE (sur l’Estonie) rassure sur le fait que la zone euro reste disposee a s’agrandir malgre les problemes de la Grece”, a dit a Reuters le Premier ministre lituanien, Andrius Kubilius.
Crise oblige, l’optimisme n’est toutefois pas de mise chez tous les candidats: en Pologne, le ministre des Finances, Jacek Rostowski, a declare que Varsovie n’etait pas presse de rejoindre la zone euro, expliquant que celle-ci avait besoin de temps pour se „reamenager”.
Selon une enquete menee recemment par Reuters aupres d’economistes, dont les conclusion correspondent a celles d’une etude de l’agence de notation Fitch, les pays qui restent candidats a l’euro devraient adopter la monnaie unique entre 2014 et 2016 au plus tot.

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L’Estonie devrait integrer la zone euro en 2011 malgre la crise

BRUXELLES – L’Estonie devrait devenir le 1er janvier prochain le 17e membre d’une zone euro aujourd’hui en pleine crise, qui ne devrait ensuite plus s’elargir avant 2014 au plus tot.
En depit des doutes exprimes par la Banque centrale europeenne (BCE), la Commission de Bruxelles a juge que l’Estonie, ex-republique sovietique peuplee de 1,4 million d’habitants, etait apte a adopter l’euro, et donc a bruler la politesse a des pays bien plus importants, comme la Republique tcheque, la Hongrie ou la Pologne.
„L’Estonie a atteint un degre eleve de convergence economique et est prete a adopter l’euro au 1er janvier 2011”, a declare Olli Rehn, le commissaire aux Affaires economiques et monetaires de l’Union europeenne (UE).
La BCE, dont l’avis n’est pas contraignant, a exprime de son cote des doutes sur la capacite de Tallinn a assurer durablement la convergence de son economie, notamment en matiere d’inflation.
La decision favorable des autorites europeennes est d’autant plus spectaculaire que l’Estonie a ete l’un des pays europeens les plus durement frappes par la crise l’an dernier, avec une chute de 14% de l’activite economique, a laquelle elle a reagi en sabrant dans ses depenses et en puisant dans ses reserves pour limiter son deficit budgetaire.
Les autorites locales ont immediatement affiche leur satisfaction apres l’annonce de la decision de la Commission.
Interroge par Reuters Insider Television, le ministre des Finances, Jurgen Ligi, a reconnu que le jugement de la BCE avait ete moins severe que certains ne le craignaient.
„Je crois qu’il serait completement illogique de ne pas recompenser le respect des regles alors que la violation des regles est un probleme majeur pour la zone euro”, a-t-il ajoute.
LA ZONE EURO RESTE DISPOSEE A S’ELARGIR
Le gouvernement estonien est en effet parvenu a contenir le deficit budgetaire a 1,7% du PIB en 2009, l’une des meilleures performances de l’Union, alors que de grands Etats membres de la zone euro affichaient des deficits a deux chiffres.
Quand a la dette publique, elle n’a pas depasse 7,2% du PIB.
Si, ce qui est probable, Tallinn obtient l’accord definitif des ministres des Finances de l’UE, l’Estonie deviendra le cinquieme des Etats ayant rejoints l’UE en 2004 a adopter la monnaie unique, apres la Slovenie en 2007, Chypre et Malte en 2008 et la Slovaquie en 2009.
L’executif europeen a en revanche estime que les autres candidats, parmi lesquels figurent la Bulgarie, la Republique Tcheque, la Lituanie, la Lettonie, la Hongrie, la Pologne, ou la Roumanie, n’etaient pas prets a integrer la zone euro, en raison du niveau excessif de leurs taux d’inflation et de leurs deficits.
Pour autant, le feu vert de la Commission est considere comme un encouragement par certains de ces pays.
„La decision de la CE (sur l’Estonie) rassure sur le fait que la zone euro reste disposee a s’agrandir malgre les problemes de la Grece”, a dit a Reuters le Premier ministre lituanien, Andrius Kubilius.
Crise oblige, l’optimisme n’est toutefois pas de mise chez tous les candidats: en Pologne, le ministre des Finances, Jacek Rostowski, a declare que Varsovie n’etait pas presse de rejoindre la zone euro, expliquant que celle-ci avait besoin de temps pour se „reamenager”.
Selon une enquete menee recemment par Reuters aupres d’economistes, dont les conclusion correspondent a celles d’une etude de l’agence de notation Fitch, les pays qui restent candidats a l’euro devraient adopter la monnaie unique entre 2014 et 2016 au plus tot.

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Postat de pe data de 13 mai, 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 107 ori.

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