L’Union europeenne (UE) et le Mercosur (Argentine, Bresil, Uruguay et Paraguay) ont renoue officiellement, lundi 17 mai, leurs negociations en vue d’un accord commercial de libre-echange. „Nous avons decide de reprendre les negociations en vue d’un accord ambitieux et equilibre”, a declare le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a l’issue d’un sommet UE-Mercosur a Madrid, en marge du VIe sommet UE-Amerique latine.
Les negociations etaient rompues depuis 2004, les pays europeens craignant une trop forte concurrence des produits agricoles et d’elevage du Mercosur dont les membres apprehendaient en retour d’etre envahis par les produits industriels europeens. Un accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur representerait chaque annee „cinq milliards d’euros supplementaires d’exportations de l’UE vers le Mercosur et du Mercosur vers l’UE”, a souligne M. Zapatero, dont le pays assure la presidence tournante de l’UE.
Avec la reprise des negociations, „il s’agit d’affirmer que face a toute tentation de protectionnisme, la meilleure reponse a la crise economique est l’ouverture commerciale”, a ajoute M. Zapatero. „Les plus grands beneficiaires d’un eventuel accord seraient les pays du Mercosur”, a-t-il souligne, citant des projections selon lesquelles le Paraguay enregistrerait un gain de PIB de 10 %, l’Uruguay de 2,1 %, le Bresil de 1,5 %, l’Argentine de 0,5 % et l’UE de 0,1 %, sur une periode non precisee. Interroge sur les reticences de certains partenaires, il s’est dit „sur qu’une grande majorite de pays europeens sont en faveur de la reprise des negociations”.
LA FRANCE EXPRIME SES INQUIETUDES
Dix Etats europeens emmenes par la France ont exprime lundi a Bruxelles leur inquietude quant aux risques que ferait peser sur leur agriculture un accord commercial entre l’UE et le Mercosur. La France a reuni autour d’elle neuf Etats pour soutenir un texte jugeant „inacceptable” d’envisager de nouvelles concessions agricoles apres celles offertes par la Commission europeenne en 2008 dans le cadre des pourparlers de l’OMC du cycle de Doha, qui constituent deja „une limite ultime” pour les agriculteurs europeens.
L’Autriche, la Roumanie, mais aussi Chypre, la Finlande, la Grece, la Hongrie et le Luxembourg sont aussi sur la ligne francaise. D’autres pays, comme la Belgique, la Lituanie, l’Italie, le Portugal, la Slovaquie et la Slovenie ont egalement exprime leur preoccupation, selon un diplomate europeen.
Le president de la Commission europeenne, Jose Manuel Durao Barroso, a souligne a Madrid qu’un accord entre les deux regions „permettrait de creer une des plus importantes zones de commerce dans le monde, avec 700 millions de personnes”. „Mais soyons clairs, nous ne faisons qu’entamer une negociation” et „nous devons etre conscients qu’elle necessitera des efforts importants de part et d’autre”, a-t-il souligne, evoquant notamment la revendication europeenne d’une liberation du secteur des services des pays du Mercosur.
„Les preoccupations de certains secteurs specifiques devront etre prises en compte et des mesures d’accompagnement pourront etre necessaires”, a-t-il ajoute a propos des craintes des agriculteurs europeens. La Commission europeenne avait decide le 4 mai de relancer les negociations avec le Mercosur, comme elle a mandat pour le faire depuis 1999.

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L’UE et le Mercosur relancent leurs negociations sur un accord de libre-echange

L’Union europeenne (UE) et le Mercosur (Argentine, Bresil, Uruguay et Paraguay) ont renoue officiellement, lundi 17 mai, leurs negociations en vue d’un accord commercial de libre-echange. „Nous avons decide de reprendre les negociations en vue d’un accord ambitieux et equilibre”, a declare le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a l’issue d’un sommet UE-Mercosur a Madrid, en marge du VIe sommet UE-Amerique latine.
Les negociations etaient rompues depuis 2004, les pays europeens craignant une trop forte concurrence des produits agricoles et d’elevage du Mercosur dont les membres apprehendaient en retour d’etre envahis par les produits industriels europeens. Un accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur representerait chaque annee „cinq milliards d’euros supplementaires d’exportations de l’UE vers le Mercosur et du Mercosur vers l’UE”, a souligne M. Zapatero, dont le pays assure la presidence tournante de l’UE.
Avec la reprise des negociations, „il s’agit d’affirmer que face a toute tentation de protectionnisme, la meilleure reponse a la crise economique est l’ouverture commerciale”, a ajoute M. Zapatero. „Les plus grands beneficiaires d’un eventuel accord seraient les pays du Mercosur”, a-t-il souligne, citant des projections selon lesquelles le Paraguay enregistrerait un gain de PIB de 10 %, l’Uruguay de 2,1 %, le Bresil de 1,5 %, l’Argentine de 0,5 % et l’UE de 0,1 %, sur une periode non precisee. Interroge sur les reticences de certains partenaires, il s’est dit „sur qu’une grande majorite de pays europeens sont en faveur de la reprise des negociations”.
LA FRANCE EXPRIME SES INQUIETUDES
Dix Etats europeens emmenes par la France ont exprime lundi a Bruxelles leur inquietude quant aux risques que ferait peser sur leur agriculture un accord commercial entre l’UE et le Mercosur. La France a reuni autour d’elle neuf Etats pour soutenir un texte jugeant „inacceptable” d’envisager de nouvelles concessions agricoles apres celles offertes par la Commission europeenne en 2008 dans le cadre des pourparlers de l’OMC du cycle de Doha, qui constituent deja „une limite ultime” pour les agriculteurs europeens.
L’Autriche, la Roumanie, mais aussi Chypre, la Finlande, la Grece, la Hongrie et le Luxembourg sont aussi sur la ligne francaise. D’autres pays, comme la Belgique, la Lituanie, l’Italie, le Portugal, la Slovaquie et la Slovenie ont egalement exprime leur preoccupation, selon un diplomate europeen.
Le president de la Commission europeenne, Jose Manuel Durao Barroso, a souligne a Madrid qu’un accord entre les deux regions „permettrait de creer une des plus importantes zones de commerce dans le monde, avec 700 millions de personnes”. „Mais soyons clairs, nous ne faisons qu’entamer une negociation” et „nous devons etre conscients qu’elle necessitera des efforts importants de part et d’autre”, a-t-il souligne, evoquant notamment la revendication europeenne d’une liberation du secteur des services des pays du Mercosur.
„Les preoccupations de certains secteurs specifiques devront etre prises en compte et des mesures d’accompagnement pourront etre necessaires”, a-t-il ajoute a propos des craintes des agriculteurs europeens. La Commission europeenne avait decide le 4 mai de relancer les negociations avec le Mercosur, comme elle a mandat pour le faire depuis 1999.

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Postat de pe data de 18 mai, 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 145 ori.

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