Quatre-vingt-treize Roms en situation irrégulière étaient rapatriés jeudi en Roumanie depuis la France à bord de vols réguliers, premiers d’une série annoncée par le gouvernement français, critiqué en Roumanie.

Un premier groupe de 14 personnes en provenance de Paris était attendu à Bucarest aux alentours de 11H30 GMT (13H30 à Paris), selon le ministère roumain de l’Intérieur à Bucarest.Selon une source aéroportuaire à Roissy, une „vingtaine” de Roms devaient embarquer à 12H25 sur un vol pour Bucarest, suivis de 10 autres Roms sur un vol à 16H20.

Un second groupe plus important (79 personnes), arrivera aux alentours de 14H00 GMT (16H00 à Paris) en provenance de Lyon dans un autre aéroport de la capitale roumaine, a précisé le ministère roumain de l’Intérieur.Une soixantaine de Roms sont arrivés jeudi matin à l’aéroport de Lyon et ont débuté les procédures d’embarquement sur un vol régulier Lyon-Bucarest, a constaté un journaliste de l’AFP.

Initialement, les autorités roumaines et françaises avaient annoncé que 73 Roms roumains seraient renvoyés dans leur pays.

Ces rapatriements se font dans le cadre d’une procédure dite de retour volontaire, „un terme spécifique au droit administratif français”, a précisé le ministère roumain de l’Intérieur.

Ces Roms, dont les camps ont été démantelés après le „discours de Grenoble” du président Nicolas Sarkozy le 30 juillet, sont les premiers à être reconduits en Roumanie depuis cette date.

Un autre vol sera organisé vendredi au départ de Roissy pour „une centaine de personnes” et le dernier prévu – pour le moment – partira également de Roissy le jeudi 26 août, selon le ministère français de l’Intérieur.

Les Roms renvoyés sont pour la plupart des migrants roumains et bulgares, ressortissants de l’Union européenne (UE) mais soumis à un régime transitoire limitant leur séjour sur le territoire et leur accès au marché du travail.

Selon le secrétaire d’Etat roumain chargé de l’insertion de cette minorité Valentin Mocanu, la France devrait renvoyer 371 Roms roumains dans leur pays d’origine.Le gouvernement français entend renvoyer 700 Roms roumains et bulgares d’ici fin août.

Pendant ce temps, les évacuations de Roms installés dans des camps illégaux, continuent.Dernière en date, celle d’un campement illicite occupé par une centaine de Roms sur un terrain vague à Saint Martin d’Hères (Isère), jeudi matin vers 7H00 par quelque 150 CRS et gendarmes mobiles.

Cette politique a provoqué des critiques en Roumanie, le ministre roumain des Affaires étrangères Teodor Baconschi se disant mercredi inquiet des „risques de dérapage populiste” et de „réactions xénophobes”.

„J’exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique”, a déclaré le ministre, tout en „espérant” que la légalité sera respectée pour chacune des „expulsions”.

De son côté, la Commission européenne a rappelé que la France „doit respecter les règles” sur la liberté de circulation et d’établissement des citoyens européens et assure suivre „très attentivement” la situation.

Read the article on Le Bien Public

Premiers départs de Roms rapatriés de France vers la Roumanie

Quatre-vingt-treize Roms en situation irrégulière étaient rapatriés jeudi en Roumanie depuis la France à bord de vols réguliers, premiers d’une série annoncée par le gouvernement français, critiqué en Roumanie.

Un premier groupe de 14 personnes en provenance de Paris était attendu à Bucarest aux alentours de 11H30 GMT (13H30 à Paris), selon le ministère roumain de l’Intérieur à Bucarest.Selon une source aéroportuaire à Roissy, une „vingtaine” de Roms devaient embarquer à 12H25 sur un vol pour Bucarest, suivis de 10 autres Roms sur un vol à 16H20.

Un second groupe plus important (79 personnes), arrivera aux alentours de 14H00 GMT (16H00 à Paris) en provenance de Lyon dans un autre aéroport de la capitale roumaine, a précisé le ministère roumain de l’Intérieur.Une soixantaine de Roms sont arrivés jeudi matin à l’aéroport de Lyon et ont débuté les procédures d’embarquement sur un vol régulier Lyon-Bucarest, a constaté un journaliste de l’AFP.

Initialement, les autorités roumaines et françaises avaient annoncé que 73 Roms roumains seraient renvoyés dans leur pays.

Ces rapatriements se font dans le cadre d’une procédure dite de retour volontaire, „un terme spécifique au droit administratif français”, a précisé le ministère roumain de l’Intérieur.

Ces Roms, dont les camps ont été démantelés après le „discours de Grenoble” du président Nicolas Sarkozy le 30 juillet, sont les premiers à être reconduits en Roumanie depuis cette date.

Un autre vol sera organisé vendredi au départ de Roissy pour „une centaine de personnes” et le dernier prévu – pour le moment – partira également de Roissy le jeudi 26 août, selon le ministère français de l’Intérieur.

Les Roms renvoyés sont pour la plupart des migrants roumains et bulgares, ressortissants de l’Union européenne (UE) mais soumis à un régime transitoire limitant leur séjour sur le territoire et leur accès au marché du travail.

Selon le secrétaire d’Etat roumain chargé de l’insertion de cette minorité Valentin Mocanu, la France devrait renvoyer 371 Roms roumains dans leur pays d’origine.Le gouvernement français entend renvoyer 700 Roms roumains et bulgares d’ici fin août.

Pendant ce temps, les évacuations de Roms installés dans des camps illégaux, continuent.Dernière en date, celle d’un campement illicite occupé par une centaine de Roms sur un terrain vague à Saint Martin d’Hères (Isère), jeudi matin vers 7H00 par quelque 150 CRS et gendarmes mobiles.

Cette politique a provoqué des critiques en Roumanie, le ministre roumain des Affaires étrangères Teodor Baconschi se disant mercredi inquiet des „risques de dérapage populiste” et de „réactions xénophobes”.

„J’exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique”, a déclaré le ministre, tout en „espérant” que la légalité sera respectée pour chacune des „expulsions”.

De son côté, la Commission européenne a rappelé que la France „doit respecter les règles” sur la liberté de circulation et d’établissement des citoyens européens et assure suivre „très attentivement” la situation.

Read the article on Le Bien Public

Postat de pe data de 20 aug., 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 540 ori.

Publica un raspuns