Une quarantaine de militaires du 3e RHC s’installent aujourd’hui a Kaboul pour trois et six mois. Une mission pas comme les autres, notamment pour les pilotes.

Le colonel Pierre Meyer, patron du 3e RHC a salue le detachement de son regiment qui debarque aujourd’hui en Afghanistan.

L’Afghanistan est de nouveau au cœur de l’actualite du 3e RHC. Ce matin, une quarantaine d’hommes, emmenee par le commandant en second du regiment, le lieutenant-colonel Comier, a pris position sur l’aeroport de Kaboul. Durant trois mois pour les pilotes, et six mois pour les autres, la zone aeroportuaire parmi les plus securisees de la planete sera leur quartier. Et le point de depart de missions d’assistance et d’appui aux forces terrestres.

Les hommes du 3e RHC vont mettre en œuvre trois gazelles Viviane, leur vieille machine qui a finalement fait ses preuves sur ce theatre exigeant, en raison de l’altitude (1.500 a 4.000m), par son efficacite pour assurer les missions nocturnes de renseignements et les missions de protection des forces terrestres, avec leurs missiles Hot. Si cette partie sera assuree par les pilotes de l’escadrille d’attaque du 3e RHC, une partie du detachement du regiment d’Etain assurera egalement la direction de l’ensemble des forces de soutien aeroterrestre. Ainsi, le lieutenant-colonel Comier dirigera avec son etat-major 140 hommes venus de differents regiments de l’ALAT. Ils assureront la maintenance non seulement des Gazelles Viviane mais aussi du Tigre, du Caracal, du Couguar.

Un peu plus de trois mois apres le retour d’un premier detachement, le 3e RHC se met donc de nouveau a l’heure de l’Afghanistan. Hier matin, la premiere ceremonie des couleurs de l’annee 2010, presidee par le colonel Meyer, avait pour fil rouge cette mission, sur le theatre le plus complique de la planete. Meme si les militaires d’Etain, a commencer par leur chef de corps, s’efforcaient d’expliquer qu’il s’agissait d’une mission exterieure parmi d’autres et que le regiment est rompu aux projections, il ne faisait aucun doute que chacun mesurait le poids d’un tel depart. « Se projeter fait partie de la vie du regiment. Nous avons des hommes en Cote d’Ivoire, a Djibouti, au Gabon, en Nouvelle-Caledonie et au Tchad mais aussi quelques unites qui croisent, ou vont le faire, sur le porte-helicopteres Jeanne-d’Arc ou sur le transport de chalands de debarquement Foudre », expliquait Pierre Meyer dans son allocution a l’ensemble du personnel de la base de Rouvres.

Reste que l’Afghanistan est le theatre le plus operationnel, le plus « emblematique » du moment mais aussi le plus dangereux. Pour les militaires qui s’y deploient sous la banniere de l’Otan, il s’agit donc de la « mission la plus exaltante » actuellement.

Hier matin, on ne parlait pas de peur, comme en temoignait un ecusson accroche sur le bras droit d’un pilote : « No fear », c’est-a-dire « sans crainte ». Un message clair mais pas reveur. Les pilotes, qui seront forcement les plus exposes, notamment au tir de rafales d’armes automatiques et de missiles sol air, type RPG, lances par ceux que l’on appelle « les insurges », l’assurent. « Chacun est conscient des risques mais, pendant six mois, nous avons ete bien entraines, notamment par de multiples vols en altitude dans les Alpes et les Pyrenees », assurait le capitaine qui va commander les pilotes et personnels navigants des gazelles Viviane, specialisees dans les vols de nuit. Des formations et des kits de survies ont ete prepares. Ils viennent en complement des renforcements techniques mis en place sur les appareils des gilets pare- balle dedies.

« Nous avons beaucoup travaille avec nos collegues qui y ont deja sejourne. D’ailleurs, plusieurs pilotes qui y etaient pendant l’ete sont de nouveau du voyage. Nous avons une mission importante de renseignements pour assurer, ensuite, la securite des convois au sol. Sur place, les resultats sont concrets. Les gens apprecient d’etre utiles et les messages des gars au sol qui saluent l’appui qu’on leur a assure », continuait le pilote.

Au-dessus des vallees de la Kapissa, d’Uzbin et de Surobi, parmi les plus hostiles de ce pays en guerre, parfois, il lui faudra delivrer ses missiles contre les Talibans pour assurer sa securite et celle des forces terrestres composees de militaires de la Task Force Lafayette et de militaires afghans.

Depuis plusieurs mois, les familles sont preparees. Par exemple, une capitaine part six mois en laissant deux enfants en bas age. Un commandant a explique a son fils de 15 ans ou il allait, pendant la moitie de l’annee. Des echanges pas toujours faciles. Heureusement, les moyens de communication sont performants, les memes qu’en France. Le contact ne sera pas coupe.

S. G. (Sebastien GEORGES)

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Les Meusiens du 3e RHC en Afghanistan

Une quarantaine de militaires du 3e RHC s’installent aujourd’hui a Kaboul pour trois et six mois. Une mission pas comme les autres, notamment pour les pilotes.

Le colonel Pierre Meyer, patron du 3e RHC a salue le detachement de son regiment qui debarque aujourd’hui en Afghanistan.

L’Afghanistan est de nouveau au cœur de l’actualite du 3e RHC. Ce matin, une quarantaine d’hommes, emmenee par le commandant en second du regiment, le lieutenant-colonel Comier, a pris position sur l’aeroport de Kaboul. Durant trois mois pour les pilotes, et six mois pour les autres, la zone aeroportuaire parmi les plus securisees de la planete sera leur quartier. Et le point de depart de missions d’assistance et d’appui aux forces terrestres.

Les hommes du 3e RHC vont mettre en œuvre trois gazelles Viviane, leur vieille machine qui a finalement fait ses preuves sur ce theatre exigeant, en raison de l’altitude (1.500 a 4.000m), par son efficacite pour assurer les missions nocturnes de renseignements et les missions de protection des forces terrestres, avec leurs missiles Hot. Si cette partie sera assuree par les pilotes de l’escadrille d’attaque du 3e RHC, une partie du detachement du regiment d’Etain assurera egalement la direction de l’ensemble des forces de soutien aeroterrestre. Ainsi, le lieutenant-colonel Comier dirigera avec son etat-major 140 hommes venus de differents regiments de l’ALAT. Ils assureront la maintenance non seulement des Gazelles Viviane mais aussi du Tigre, du Caracal, du Couguar.

Un peu plus de trois mois apres le retour d’un premier detachement, le 3e RHC se met donc de nouveau a l’heure de l’Afghanistan. Hier matin, la premiere ceremonie des couleurs de l’annee 2010, presidee par le colonel Meyer, avait pour fil rouge cette mission, sur le theatre le plus complique de la planete. Meme si les militaires d’Etain, a commencer par leur chef de corps, s’efforcaient d’expliquer qu’il s’agissait d’une mission exterieure parmi d’autres et que le regiment est rompu aux projections, il ne faisait aucun doute que chacun mesurait le poids d’un tel depart. « Se projeter fait partie de la vie du regiment. Nous avons des hommes en Cote d’Ivoire, a Djibouti, au Gabon, en Nouvelle-Caledonie et au Tchad mais aussi quelques unites qui croisent, ou vont le faire, sur le porte-helicopteres Jeanne-d’Arc ou sur le transport de chalands de debarquement Foudre », expliquait Pierre Meyer dans son allocution a l’ensemble du personnel de la base de Rouvres.

Reste que l’Afghanistan est le theatre le plus operationnel, le plus « emblematique » du moment mais aussi le plus dangereux. Pour les militaires qui s’y deploient sous la banniere de l’Otan, il s’agit donc de la « mission la plus exaltante » actuellement.

Hier matin, on ne parlait pas de peur, comme en temoignait un ecusson accroche sur le bras droit d’un pilote : « No fear », c’est-a-dire « sans crainte ». Un message clair mais pas reveur. Les pilotes, qui seront forcement les plus exposes, notamment au tir de rafales d’armes automatiques et de missiles sol air, type RPG, lances par ceux que l’on appelle « les insurges », l’assurent. « Chacun est conscient des risques mais, pendant six mois, nous avons ete bien entraines, notamment par de multiples vols en altitude dans les Alpes et les Pyrenees », assurait le capitaine qui va commander les pilotes et personnels navigants des gazelles Viviane, specialisees dans les vols de nuit. Des formations et des kits de survies ont ete prepares. Ils viennent en complement des renforcements techniques mis en place sur les appareils des gilets pare- balle dedies.

« Nous avons beaucoup travaille avec nos collegues qui y ont deja sejourne. D’ailleurs, plusieurs pilotes qui y etaient pendant l’ete sont de nouveau du voyage. Nous avons une mission importante de renseignements pour assurer, ensuite, la securite des convois au sol. Sur place, les resultats sont concrets. Les gens apprecient d’etre utiles et les messages des gars au sol qui saluent l’appui qu’on leur a assure », continuait le pilote.

Au-dessus des vallees de la Kapissa, d’Uzbin et de Surobi, parmi les plus hostiles de ce pays en guerre, parfois, il lui faudra delivrer ses missiles contre les Talibans pour assurer sa securite et celle des forces terrestres composees de militaires de la Task Force Lafayette et de militaires afghans.

Depuis plusieurs mois, les familles sont preparees. Par exemple, une capitaine part six mois en laissant deux enfants en bas age. Un commandant a explique a son fils de 15 ans ou il allait, pendant la moitie de l’annee. Des echanges pas toujours faciles. Heureusement, les moyens de communication sont performants, les memes qu’en France. Le contact ne sera pas coupe.

S. G. (Sebastien GEORGES)

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Postat de pe data de 31 dec., 2009 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 74 ori.

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