«Jusqu’ou ira le succes de notre gamme low-cost ? Honnetement, nous n’en savons rien !», reconnait Carlos Ghosn, le PDG de Renault. Une chose est certaine, la Logan et ses derives, repondent a un besoin croissant pour des voitures a prix casses, en particulier en Europe. Les ventes de la marque Dacia, la filiale roumaine de Renault, ont ainsi bondi de 29 % l’an passe sur le Vieux Continent. Au niveau mondial, le low-cost representait plus de 23 % des volumes de Renault en 2009.
Surfant sur cette vague, Dacia lance debut avril son sixieme modele a bas cout en six ans : le 4 × 4 Duster, apres la berline Logan et sa version break, ou le petit Sandero. Propose a partir de 11 900 euros en deux roues motrices et de 13 900 en quatre roues motrices, ce vehicule est a peu pres deux fois moins cher que ses concurrents. De quoi lui donner de meilleures chances de reussite que le Koleos, le 4 × 4 de Renault (34 000 ventes en 2009).
Malgre ses prix riquiqui, la gamme low-cost de Renault degage une confortable rentabilite, de l’ordre de 6 %. Car tous les couts sont compresses au maximum. Le Duster reprend, en valeur, 70 % de pieces deja utilisees sur des Dacia, Renault ou Nissan. Ce 4 × 4 recycle ainsi les portes avant, la planche de bord, le pare-brise ou les sieges du Sandero. Autre facteur d’economie, les couts salariaux sont sept fois moins importants en Roumanie qu’en France, selon le groupe.
«Dacia est un succes parce que son message est direct et donc parfaitement compris par les consommateurs : ce sont des voitures aux fonctionnalites simples et au prix tres competitif», explique Carlos Ghosn. «Le low-cost est une tendance de fond en Europe, un vrai phenomene de societe, qui a ete accelere par la criseet les primes a la casse», rencherit Gerard Detourbet, directeur de l’entree de gamme chez Renault. Pres de 30 % des Europeens se declarent prets a acheter un modele a bas prix, selon une enquete de l’Observatoire Cetelem de l’automobile.
Depasser les 5 % de part de marche en France
A moyen terme, «Dacia peut atteindre durablement 5 a 6 % de part de marche en France», estime Gerard Detourbet, contre 4,2 % sur les deux premiers mois de l’annee, ce qui fait d’elle la sixieme marque francaise. En Europe, sans veritable concurrence directe pour l’instant, Dacia peut prendre de «3 a 4 % de parts de marche», contre 1,6 % en 2009.
Duster a ete concu pour contribuer fortement a cet essor. Ce vehicule disposera d’une capacite de production annuelle de 150 000 exemplaires dans l’usine roumaine de Pitesti, sur un total de 350 000 pour ce site. Il sera ensuite assemble au Bresil (en 2011), puis en Russie (debut 2012).
«Deux nouveaux modeles enrichiront la gamme a partir de 2012», annonce Gerard Detourbet, precisant «qu’on pourrait imaginer de la completer par le bas et par le haut». Ces modeles seront fabriques dans l’usine de Tanger, au Maroc, en cours de construction. Lorsqu’elle sera achevee, «le groupe disposera d’une capacite de production mondiale de 1,3 million de voitures low-cost», detaille-t-il.
Imaginee a l’origine pour les pays emergents, la gamme low-cost de Renault connait, paradoxalement, un succes plus mitige a l’international qu’en Europe. En Inde, le groupe n’a vendu que 6 500 Logan l’an passe, pres de trois fois moins qu’en 2008. Penalisee par une taxe, la voiture y est proposee a un prix eleve. Autre point noir, l’Iran, ou le Losange a ecoule seulement 33 000 Logan l’an passe, en raison des problemes de financement des fournisseurs. L’usine locale peut en theorie en fabriquer 300 000.

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Renault elargit sa gamme low-cost

«Jusqu’ou ira le succes de notre gamme low-cost ? Honnetement, nous n’en savons rien !», reconnait Carlos Ghosn, le PDG de Renault. Une chose est certaine, la Logan et ses derives, repondent a un besoin croissant pour des voitures a prix casses, en particulier en Europe. Les ventes de la marque Dacia, la filiale roumaine de Renault, ont ainsi bondi de 29 % l’an passe sur le Vieux Continent. Au niveau mondial, le low-cost representait plus de 23 % des volumes de Renault en 2009.
Surfant sur cette vague, Dacia lance debut avril son sixieme modele a bas cout en six ans : le 4 × 4 Duster, apres la berline Logan et sa version break, ou le petit Sandero. Propose a partir de 11 900 euros en deux roues motrices et de 13 900 en quatre roues motrices, ce vehicule est a peu pres deux fois moins cher que ses concurrents. De quoi lui donner de meilleures chances de reussite que le Koleos, le 4 × 4 de Renault (34 000 ventes en 2009).
Malgre ses prix riquiqui, la gamme low-cost de Renault degage une confortable rentabilite, de l’ordre de 6 %. Car tous les couts sont compresses au maximum. Le Duster reprend, en valeur, 70 % de pieces deja utilisees sur des Dacia, Renault ou Nissan. Ce 4 × 4 recycle ainsi les portes avant, la planche de bord, le pare-brise ou les sieges du Sandero. Autre facteur d’economie, les couts salariaux sont sept fois moins importants en Roumanie qu’en France, selon le groupe.
«Dacia est un succes parce que son message est direct et donc parfaitement compris par les consommateurs : ce sont des voitures aux fonctionnalites simples et au prix tres competitif», explique Carlos Ghosn. «Le low-cost est une tendance de fond en Europe, un vrai phenomene de societe, qui a ete accelere par la criseet les primes a la casse», rencherit Gerard Detourbet, directeur de l’entree de gamme chez Renault. Pres de 30 % des Europeens se declarent prets a acheter un modele a bas prix, selon une enquete de l’Observatoire Cetelem de l’automobile.
Depasser les 5 % de part de marche en France
A moyen terme, «Dacia peut atteindre durablement 5 a 6 % de part de marche en France», estime Gerard Detourbet, contre 4,2 % sur les deux premiers mois de l’annee, ce qui fait d’elle la sixieme marque francaise. En Europe, sans veritable concurrence directe pour l’instant, Dacia peut prendre de «3 a 4 % de parts de marche», contre 1,6 % en 2009.
Duster a ete concu pour contribuer fortement a cet essor. Ce vehicule disposera d’une capacite de production annuelle de 150 000 exemplaires dans l’usine roumaine de Pitesti, sur un total de 350 000 pour ce site. Il sera ensuite assemble au Bresil (en 2011), puis en Russie (debut 2012).
«Deux nouveaux modeles enrichiront la gamme a partir de 2012», annonce Gerard Detourbet, precisant «qu’on pourrait imaginer de la completer par le bas et par le haut». Ces modeles seront fabriques dans l’usine de Tanger, au Maroc, en cours de construction. Lorsqu’elle sera achevee, «le groupe disposera d’une capacite de production mondiale de 1,3 million de voitures low-cost», detaille-t-il.
Imaginee a l’origine pour les pays emergents, la gamme low-cost de Renault connait, paradoxalement, un succes plus mitige a l’international qu’en Europe. En Inde, le groupe n’a vendu que 6 500 Logan l’an passe, pres de trois fois moins qu’en 2008. Penalisee par une taxe, la voiture y est proposee a un prix eleve. Autre point noir, l’Iran, ou le Losange a ecoule seulement 33 000 Logan l’an passe, en raison des problemes de financement des fournisseurs. L’usine locale peut en theorie en fabriquer 300 000.

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Postat de pe data de 28 feb., 2010 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 548 ori.

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