Ici, les ouvriers des equipes du matin rentrent chez eux gratuitement grace aux bus affretes par l’usine.

Continental constitue un refuge pour les ouvriers roumains. L’usine de Timisoara a augmente sa production ces derniers mois et continue d’embaucher. Les ouvriers roumains, eux, tentent de profiter de la manne. Notre reportage.

Il est 15 heures. Les abords de l’usine Continental, dans la banlieue de Timisoara, commencent a s’animer. C’est en effet l’heure de la releve entre les equipes du matin et celles de l’apres-midi. Les ouvriers se melent peu a peu au ballet incessant des camions qui traversent la zone industrielle. Quelques-uns arrivent a pied, d’autres en voiture, et certains dans les bus affretes par la compagnie.

A la sortie de l’usine, Vasile, la trentaine, fume sa cigarette. Il travaille a Continental depuis deux ans. En bout de chaine, il s’occupe de la finalisation des pneus. « C’est une tres bonne societe, les conditions de travail sont correctes, et on a les meilleurs salaires de Timisoara », assure-t-il. Un de ses collegues, assis un peu plus loin, confirme : « C’est tres rassurant de travailler ici. C’est une grosse entreprise, on n’a pas peur de la crise ». Une declaration qui peut surprendre, vu de France. Mais c’est pourtant une realite : Continental se porte tres bien en Roumanie.

Inauguree en septembre 2000, l’usine de Timisoara n’a cesse de croitre ces neuf dernieres annees, pour atteindre une production annuelle de 12 millions de pneus en 2008.

Et le site a, semble-t-il, traverse sans encombre la crise financiere. Tous les ouvriers assurent que la production a augmente ces derniers mois, grace aux commandes de Dacia. Ce sont en effet les pneus fabriques a Timisoara qui equipent la celebre Logan, produite a l’autre bout du pays. Une information confirmee du bout des levres par la direction de l’usine :

« Dacia est un client essentiel pour Continental. Face a la hausse de la demande, le constructeur a du augmenter sa production ces derniers mois », nous declare-t-elle dans un communique.

Malgre notre demande, le directeur de l’usine, Thierry Wipff, n’a pas souhaite nous recevoir. Ancien directeur du site de Clairoix, de 2001 a 2007, c’est lui qui avait negocie le passage aux quarante heures de travail hebdomadaires. Il tient cependant a nous preciser, par la voix de son assistante, qu’il « n’y a aucun lien entre la fermeture de Clairoix et la situation a Timisoara ». Il ajoute que « meme en Roumanie, Continental a du recourir au temps partiel et aux baisses de salaires ».

Une epoque qui semble revolue. L’usine a recrute une quarantaine de salaries cet automne, et prevoit d’autres embauches d’ici decembre. Nous croisons d’ailleurs un de ces nouveaux ouvriers sur le parking. Tout sourire, son contrat a la main, il vient de se faire embaucher comme operateur a l’expedition.

« Je suis tres content, parce que c’est la crise a Timisoara, ca devient vraiment dur de trouver du travail », explique-t-il. La deuxieme ville de Roumanie, destination favorite des investisseurs etrangers, est en effet durement touchee par la crise financiere. Alors que le chomage a double en Roumanie cette annee, l’usine Continental fait plus que jamais figure de refuge pour les ouvriers de Timisoara.

On se souvient des drames de Munich ou d’Atlanta qui endeuillerent l’olympisme. Ou du Dakar pris en otage. Les terroristes, contre lesquels les democraties menent un combat difficile, tant on ne lutte pas a armes egales contre des sans foi ni lo…

Read the article on Courrier Picard

A Timisoara, Continental ne connait pas la crise

Ici, les ouvriers des equipes du matin rentrent chez eux gratuitement grace aux bus affretes par l’usine.

Continental constitue un refuge pour les ouvriers roumains. L’usine de Timisoara a augmente sa production ces derniers mois et continue d’embaucher. Les ouvriers roumains, eux, tentent de profiter de la manne. Notre reportage.

Il est 15 heures. Les abords de l’usine Continental, dans la banlieue de Timisoara, commencent a s’animer. C’est en effet l’heure de la releve entre les equipes du matin et celles de l’apres-midi. Les ouvriers se melent peu a peu au ballet incessant des camions qui traversent la zone industrielle. Quelques-uns arrivent a pied, d’autres en voiture, et certains dans les bus affretes par la compagnie.

A la sortie de l’usine, Vasile, la trentaine, fume sa cigarette. Il travaille a Continental depuis deux ans. En bout de chaine, il s’occupe de la finalisation des pneus. « C’est une tres bonne societe, les conditions de travail sont correctes, et on a les meilleurs salaires de Timisoara », assure-t-il. Un de ses collegues, assis un peu plus loin, confirme : « C’est tres rassurant de travailler ici. C’est une grosse entreprise, on n’a pas peur de la crise ». Une declaration qui peut surprendre, vu de France. Mais c’est pourtant une realite : Continental se porte tres bien en Roumanie.

Inauguree en septembre 2000, l’usine de Timisoara n’a cesse de croitre ces neuf dernieres annees, pour atteindre une production annuelle de 12 millions de pneus en 2008.

Et le site a, semble-t-il, traverse sans encombre la crise financiere. Tous les ouvriers assurent que la production a augmente ces derniers mois, grace aux commandes de Dacia. Ce sont en effet les pneus fabriques a Timisoara qui equipent la celebre Logan, produite a l’autre bout du pays. Une information confirmee du bout des levres par la direction de l’usine :

« Dacia est un client essentiel pour Continental. Face a la hausse de la demande, le constructeur a du augmenter sa production ces derniers mois », nous declare-t-elle dans un communique.

Malgre notre demande, le directeur de l’usine, Thierry Wipff, n’a pas souhaite nous recevoir. Ancien directeur du site de Clairoix, de 2001 a 2007, c’est lui qui avait negocie le passage aux quarante heures de travail hebdomadaires. Il tient cependant a nous preciser, par la voix de son assistante, qu’il « n’y a aucun lien entre la fermeture de Clairoix et la situation a Timisoara ». Il ajoute que « meme en Roumanie, Continental a du recourir au temps partiel et aux baisses de salaires ».

Une epoque qui semble revolue. L’usine a recrute une quarantaine de salaries cet automne, et prevoit d’autres embauches d’ici decembre. Nous croisons d’ailleurs un de ces nouveaux ouvriers sur le parking. Tout sourire, son contrat a la main, il vient de se faire embaucher comme operateur a l’expedition.

« Je suis tres content, parce que c’est la crise a Timisoara, ca devient vraiment dur de trouver du travail », explique-t-il. La deuxieme ville de Roumanie, destination favorite des investisseurs etrangers, est en effet durement touchee par la crise financiere. Alors que le chomage a double en Roumanie cette annee, l’usine Continental fait plus que jamais figure de refuge pour les ouvriers de Timisoara.

On se souvient des drames de Munich ou d’Atlanta qui endeuillerent l’olympisme. Ou du Dakar pris en otage. Les terroristes, contre lesquels les democraties menent un combat difficile, tant on ne lutte pas a armes egales contre des sans foi ni lo…

Read the article on Courrier Picard

Postat de pe data de 31 dec., 2009 in categoria România în lume. Poti urmari comentariile acestui articol prin RSS 2.0. Acest articol a fost vizualizat de 70 ori.

Publica un raspuns